
Le contexte
Le Campus Osint de la DGA organise « Deep Threats », un Capture The Flag OSINT (renseignement en sources ouvertes) : les épreuves portent sur la recherche, le recoupement et l'analyse d'informations publiques. Ouvert aux profils expérimentés comme aux passionnés de la discipline, il a réuni plus d'un millier de participants : c'est le CTF qui a rassemblé le plus de participants en France, selon les communications officielles de l'événement.
Le principe même d'un CTF met l'infrastructure à l'épreuve : pendant une fenêtre courte, des centaines de personnes utilisent simultanément les services mis à leur disposition. La disponibilité de la plateforme conditionne le déroulement de l'événement.
Le besoin
- Une infrastructure disponible pendant toute la durée de l'épreuve, dimensionnée pour un millier de participants et pour les comportements hostiles qu'attire toute compétition ouverte.
- Une isolation stricte entre les environnements de la compétition et le reste de l'infrastructure.
- Un plan de reprise d'activité : si un incident survient pendant l'épreuve, la compétition doit pouvoir reprendre sans perdre les scores ni les environnements en cours.
Ce que nous avons mis en place
- Hébergement sur serveurs sécurisés, dans nos infrastructures parisiennes, de la plateforme et des environnements de l'épreuve, pour le compte de la DGA, organisatrice et cliente finale.
- Les challenges ont été conçus par Hakiligence et notre partenaire Hack'Olyte : nous en assurons l'hébergement et l'exploitation.
- Plan de reprise d'activité sur un site secondaire à Caen : réplication de l'ensemble, procédure de bascule documentée et répétée avant le jour J.
- Infogérance pendant l'événement : supervision de l'infrastructure (disponibilité, charge, réplication) et ingénieurs en astreinte sur toute la fenêtre de l'épreuve.
- Supervision de sécurité assurée par Hack'Olyte : détection et traitement des incidents, bannissements et rapport remis à l'organisatrice.
- Protection anti-DDoS L3/L4/L7 et cloisonnement réseau adaptés à un trafic par nature agressif.
Ce qui a été livré
- Environnements de la compétition hébergés sur serveurs sécurisés en France
- PRA sur un second site à Caen, bascule testée avant l'épreuve
- Supervision de l'infrastructure et astreinte d'ingénieurs pendant toute la durée du CTF
- Anti-DDoS et cloisonnement réseau pour plus d'un millier de participants
Le résultat, mesuré
Sur les quatre jours de l'épreuve, l'infrastructure a absorbé plus de cinq millions de requêtes. La supervision de sécurité d'Hack'Olyte a détecté et traité 405 incidents de sécurité, dont 9 critiques, et prononcé 385 bannissements en dehors de la plateforme de scoring.
- 5 254 159
- requêtes servies sur les sites de l'épreuve
- 405
- incidents de sécurité détectés et traités
- 385
- bannissements (hors plateforme de scoring)
- 4 jours
- d'épreuve, pic de 138 attaques le 11/09
Par type d'attaque
- Scan362
- Fuzzing24
- Injection10
- DDoS9
Par sévérité
- Faible212
- Moyenne174
- Élevée10
- Critique9
Les attaques provenaient du monde entier, France et États-Unis en tête.
Source : Rapport de supervision Hack'Olyte, CTF Deep Threats du 10 au 13 septembre 2026