Hébergement souverain

Hébergement souverain pour PME : ce que ça garantit vraiment, et ce que ça ne garantit pas

« Souverain » est devenu un argument marketing. Derrière le mot, il y a des réalités juridiques et techniques précises — et des nuances qu'un DSI ou un DPO doit connaître avant de signer. Voici de quoi trier.

Mis à jour le 14 septembre 2026 · 5 min de lecture · par les ingénieurs Hyperion Cloud

L’essentiel

  • Trois niveaux à distinguer : données hébergées en France, opérateur de droit français sans capital étranger, qualification SecNumCloud de l'ANSSI.
  • Le Cloud Act américain s'applique aux entreprises soumises au droit des États-Unis, y compris pour des données stockées en Europe : la localisation seule ne protège pas.
  • Hyperion Cloud est une SAS de droit français, à capitaux français, dont l'infrastructure est dans des datacenters parisiens certifiés ISO 27001 : vos données ne quittent pas le territoire.
  • Nous ne sommes pas qualifiés SecNumCloud ni HDS : si votre marché l'exige, nous vous le dirons dès le premier échange.

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Souverain : trois niveaux qui ne se valent pas

Le mot recouvre trois réalités distinctes, souvent confondues dans les plaquettes.

  • Localisation : les données sont physiquement stockées en France (ou dans l'UE). Nécessaire, mais insuffisant si l'opérateur est soumis à un droit étranger.
  • Juridiction de l'opérateur : la société qui héberge est de droit français, à capitaux français, sans maison mère hors UE. C'est ce qui la met hors de portée des lois extraterritoriales.
  • Qualification : SecNumCloud (ANSSI) impose un référentiel de sécurité et d'immunité juridique audité. C'est le niveau exigé pour certaines données de l'État et des OIV, pas pour la majorité des PME.

Une PME qui traite des données clients, RH ou financières a besoin des deux premiers niveaux. Le troisième n'est indispensable que si un donneur d'ordre ou un texte réglementaire l'impose explicitement.

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Cloud Act, FISA : pourquoi la localisation ne suffit pas

Le CLOUD Act (2018) permet aux autorités américaines d'exiger d'un fournisseur soumis au droit des États-Unis la remise de données qu'il contrôle, où qu'elles soient stockées. Une « région Paris » d'un hyperscaler américain reste donc juridiquement exposée, même si les serveurs sont en Île-de-France. La section 702 du FISA autorise par ailleurs la collecte de données de personnes non américaines auprès de ces mêmes fournisseurs.

Le cadre européen (RGPD, arrêt Schrems II, Data Privacy Framework) encadre les transferts, mais un DPO passe un temps considérable à documenter ce qui devient trivial avec un opérateur de droit français : pas de transfert, pas de sous-traitant ultérieur hors UE, pas d'analyse d'impact sur le transfert à produire.

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Les cinq questions à poser à un hébergeur

  • Qui détient le capital de la société qui opère l'infrastructure, et où est son siège ?
  • Où sont physiquement les datacenters, et quelles certifications sont auditées (ISO 27001, Tier) ?
  • Quels sous-traitants ont accès aux données, et sont-ils listés dans l'accord de traitement (DPA) ?
  • Comment récupère-t-on ses données si l'on part ? En combien de temps, dans quel format, à quel coût ?
  • Qui a accès aux machines, et comment cet accès est-il tracé ?

Un hébergeur qui répond à ces cinq questions par écrit, sans détour, vous a déjà fait gagner une réunion avec votre DPO.

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Ce qu'Hyperion Cloud garantit

  • Société : Hyperion Cloud SAS, droit français, capitaux français, siège à Paris, équipe technique en Normandie. Aucune entité hors UE dans la chaîne.
  • Infrastructure : datacenters parisiens certifiés ISO 27001 (Tier III), matériel dont nous sommes propriétaires, données qui ne quittent pas la France.
  • RGPD : nous agissons en sous-traitant au sens de l'article 28 ; DPA disponible sur demande, DPO joignable (dpo@hyperion.cloud), pas de sous-traitant ultérieur hors UE.
  • Accès : personne n'accède à vos données sans votre accord explicite, hors réquisition judiciaire française et maintenance strictement nécessaire (CGUV, art. 7).
  • Réversibilité : vos données, images et configurations restent les vôtres ; restitution dans un format standard, conservation 7 jours après échéance avant suppression.
  • Sécurité opérée : durcissement à la livraison dès le niveau Assisté, EDR/SIEM Wazuh déployé en Managé et opéré en Mission Critique.

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Ce que nous ne sommes pas (pour l'instant)

Nous ne sommes pas qualifiés SecNumCloud et nous ne sommes pas hébergeur de données de santé (HDS). Si votre activité exige l'une ou l'autre — données de santé à caractère personnel, systèmes d'information d'importance vitale, certains marchés publics — nous vous orienterons plutôt que de vous faire perdre du temps. Pour tout le reste (PME, ESN, éditeurs SaaS, collectivités hors périmètre HDS), une SAS française opérant ses propres machines dans des datacenters ISO 27001 répond aux exigences RGPD et aux audits clients que nous rencontrons.

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Checklist RGPD avant de migrer

Étape 1

Cartographier

Quelles données personnelles, sur quels serveurs, pour quelles finalités. Le registre des traitements doit mentionner l'hébergeur.

Étape 2

Contractualiser

Signer le DPA, vérifier la liste des sous-traitants et les mesures de sécurité annexées.

Étape 3

Sécuriser

Choisir le niveau d'infogérance en fonction de qui applique les correctifs et surveille les accès.

Étape 4

Documenter la sortie

Formaliser la réversibilité : format, délai, coût. Ça se négocie avant, pas après.

Passer à l’action

Les offres concernées

Prix HT par mois, niveau Autonome. Sans engagement sur VPS, dédiés et housing.

VPS

à partir de 4,90 € HT / mois

Données en France dès 4,90 € HT/mois, sauvegarde quotidienne, niveau d'infogérance au choix.

Serveurs dédiés

à partir de 179 € HT / mois

Machine physique non mutualisée pour les exigences d'audit ou de performance.

Housing

à partir de 49 € HT / mois

Vos propres serveurs dans nos datacenters parisiens ISO 27001, de 1U à la baie complète.

FAQ

Questions fréquentes

Non. Si l'opérateur est soumis à un droit étranger (Cloud Act, FISA), la localisation ne protège pas. Il faut aussi un opérateur de droit français à capitaux français, sans maison mère hors UE.

Non. SecNumCloud est requis pour certaines données de l'État et des opérateurs d'importance vitale. Pour une PME ou un éditeur SaaS traitant des données clients ou RH, un hébergeur de droit français en datacenter ISO 27001 avec DPA répond aux exigences RGPD.

Personne sans votre accord explicite, en dehors d'une réquisition judiciaire française ou d'une opération de maintenance strictement nécessaire. Les accès techniques sont tracés. C'est écrit à l'article 7 de nos CGUV.

Oui, sur demande, avec la liste des sous-traitants et les mesures de sécurité. Il est signé avant la mise en production si votre DPO le demande.

Oui : sans engagement sur VPS, dédiés et housing, données restituées dans un format standard, conservées 7 jours après l'échéance. La réversibilité est prévue aux CGUV.

Vous voulez des réponses écrites, pas des promesses.

DPA, liste des sous-traitants, fiche datacenter, plan de réversibilité : demandez le dossier, un ingénieur vous rappelle pour le parcourir avec votre DPO.

Lun.–ven. 9 h–18 h · réponse écrite sous 4 h ouvrées